Un guide pour protéger les journalistes et leurs sources des espions numériques

Envoyé le 14 février 2018

Publié il y a quelques mois par un site spécialisé sur la confidentialité sur internet, vpnMentor*, ce « Guide pour les journalistes avertis dans un monde où la vie privée ne cesse de diminuer » a surtout retenu l’attention des milieux spécialisés en sécurité informatique. Mais il est d’abord destiné aux journalistes. Il les invite à prendre des précautions dans leur vie numérique, car il y a « danger pour la liberté d’expression et la liberté de la presse » écrit l’auteur.

Ce travail est nourri de l’expérience des journalistes anglo-saxons confrontés aux menaces que font peser des institutions comme la NSA.  Mais ils ne sont pas les seuls concernés, d’autres officines moins connues, peut-être moins bien équipées mais tout aussi curieuses et intensives, existent dans tous les pays. Ses conseils valent pour le pigiste isolé comme pour les journalistes associés à une vaste enquête comme celles menées groupés par exemple dans le International Consortium of Investigative Journalists, qui a récemment publié les Paradise Papers. Tous les outils numériques grand public sont des voies d’entrée pour les espions et le graphique « depuis combien de temps la NSA vous écoute t elle ? »  convaincra les plus confiants qu’ils devraient être moins naïfs.

L’auteur, Michael Dagan, un ancien rédacteur en chef du groupe israélien Haaretz conseille deux comportements de base : isoler les appareils utilisés et leur environnement,  et sécuriser les applications et fonctions des appareils. Et il ajoute un appel à la prudence permanent et général , y compris dans le monde réel – les injonctions à ne pas laisser ne notes derrière soi,  y compris « froissées en boule au fond de votre poche [avec] du chewing-gum dessus « , sont comminatoires tant la puissance de surveillance est forte.

Ce guide comprend trois sections : communiquer avec votre sources et protéger les données sensibles, comment devenir anonyme en ligne et comment protéger ses courriels. Il indique des outils à utilsier, des comportements à modifier, des procédures à suivre. Et ne rassure pas complètement sur l’efficacité des précautions recommandées, quand il cite la journaliste Tony Loci, connue outre Atlantique pour avoir refusé de dévoiler ses sources jusque devant un tribunal, qui comprend les confrères qui préfèrent « travailler à l’ancienne, en rencontrant leurs sources en face à face et en utilisant le courrier postal ».  P.G.

Le « Guide pour les journalistes avertis dans un monde où la vie privée ne cesse de diminuer » est accessible    ici

* vpnMentor est un site créé par un ancien responsable marketing de Google, Ariel Hochstatd qui défend l’usage du cryptage et des chemins sécurisés sur internet comme la le VPN ( Virtual Private Network, ou réseau virtuel privé ).

Un commentaire

  1. Super intéressant comme article, je le compléterai éventuellement avec cet article sur les meilleurs VPN anonymes https://expert-vpn.fr/vpn-anonyme/ qui semble bien approfondir ce qui est expliqué ici.

    Quand on est journaliste, il est on ne peut plus important de se protéger à l’aide d’un VPN, cela semble vraiment indispensable.

    J’utilise depuis plus de 4 ans ExpressVPN et j’en suis comblé. Aucune crainte lorsque je l’utilise 🙂